DIGITAL BASTARDS

Des soutiens-gorge et des culottes

Digital Bastards c’est un peu une licorne multicolore qui fait popo des arcs-en-ciel et parle Marketing en Français.

Des soutiens-gorge et des culottes, c’est vraiment le début de l’histoire. Une initiation poétique à l’acquisition en ligne, au retargeting et au look alike.

Look alike ?? @#!

Grimace. Tristesse. Nervosité. Non sérieusement reste un peu. Ça va le faire.

Du coup voilà, on est dimanche 14 février et il est midi passé. On y est jusqu’au cou, c’est la Saint-Valentin. Et toi mon ami, tu n’as toujours pas trouvé de cadeau pour elle.

J'avais besoin d'un personnage pour donner vie à cette histoire, et c'est pour ta pomme. Toi, tu t'appelles dorénavant Benoît. Et pour dresser ton portrait en quelques mots :

  • tu as les yeux qui collent le matin
  • la trentaine révolue
  • un salaire confortable
  • tu es fan de Julien Marie (c’est lui, et il est disque d’or avec ça).

Courageux que tu es, tu lui as menti pour t'échapper de la maison quelques heures et lui dénicher un petit quelque-chose.

Tu as fait le tour du bon marché et de la place Vendôme, pour finalement trouver ton bonheur chez La Perla rue du Faubourg Saint-Honoré. Un ensemble lingerie qui te délestera de plusieurs centaines d'euros. Mais voilà, c’est un cadeau qui fera plaisir. A tout le monde. Surtout ce soir.

On s'accorde le temps de se poser quelques instants pour faire le point.

Tu t'en fous royalement, mais j'aime bien cette petite gymnastique de prendre le temps de constater. Ça aide à structurer la réflexion.

Donc, constatons.

Afin d'éviter de te faire couper les nuts, tu devais trouver un cadeau. On est capable de te décrire plus ou moins précisément Benoît, disons qu’on connaît ton profil. Tu as fait plusieurs boutiques, a acheté ce qu'il fallait. Et incroyable, il se trouve que tu as croisé plein d’autres petits Benoît chez La Perla. Tous dans le même bateau, Noé serait fier.

Prenons un peu de hauteur sur cette scène à présent.

Pour un commerçant qui ouvre une boutique, l’idée c’est d’être bien situé. Au mieux quelque part où ça fourmille de passants. Et dans un monde parfait, les personnes qui passeront devant sa vitrine correspondent à sa cible.

C'est clairement très terre à terre, mais c'est important de bien visualiser ces enjeux pour la suite.

Alors à côté de ça, on a tous ce pote plutôt cool mais qui comprend que dalle au digital, et qui se confie sur son idée géniale de start-up qui va lui rapporter des millions. 

On est d’accord. En général la fameuse idée date de la veille sous la douche, et le business en question existe déjà depuis longtemps. En mieux.

Par contre ce qui est intéressant, c’est cet incroyable concept de "boutique en ligne" qui revient souvent.

Tu comprends, un site c’est pas cher à mettre en place et puis tu peux vendre dans le monde entier !

Amigo. Toi qui penses que ta petite page Facebook gratuite suffira à elle seule à te ramener des clients pour péter le million... Non.

Juste, s'il te plaît, tais-toi. 

En grossissant le trait (genre vraiment fat), il faut investir des tunes pour chaque petite visite que tu souhaites obtenir.

Là -avec un peu de chance- tu as une lueur de génie. Tu fais le lien entre Benoît, La Perla, les passants, la boutique physique et la boutique en ligne.

Tu comprends que pour vendre, il te faut des visiteurs. Que pour avoir des visiteurs, il faut que tu sois visible. Et que pour être visible quand tu n'as pas pignon sur rue...  C'est chaud.

Du coup comment je fais venir sur mon site des gens que je connais pas ?
Et comment je fais revenir des mecs qui en sont partis ? Ils sont arrivés là, il y a bien une raison donc autant retourner les chercher non ?
Comment je peux trouver d’autres mecs qui ressemblent exactement à ce gars qui a déjà acheté chez moi ?

Clap de fin. On tire le rideau

À ma chère tante du Jura

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